Les troubles du langage
Les roubles du langage sont quasiment constants Il existe un retard de l’acquisition du langage, parfois l’enfant ne prononce qu’un à deux mots jusqu’à l’âge de 3 – 4 ans. Il existe des troubles de la fluence verbal, des stéréotypies verbales, une ;écholalie…Echolalie : répétition inlassables d’une phrase sortie de son contexte comme dans le film Rayman ou l’acteur Dustin Hoffman répète en boucle dans des moments de stress un début de sketch entendu à la télévision ; « qui est le joueur de première base…. ».. Quelques difficultés du langage sont inhérentes à leur retard mental. Mais leur langage est particulier avec de courtes explosions discursives, des digressions au fil des discours, des répétitions, des pauses inappropriées, des retours en arrière et des interjections. Ces troubles se retrouvent aussi bien chez les sujets X fragile ayant un retard mental modéré que chez ceux ayant un QI subnormal. Le trouble de la parole le plus spécifique appartient au registre des dysrythmies, et réalise le tableau de tachyphémies ou « cluttering » c'est-à-dire un trouble du langage consistant en une accélération paroxystique du débit verbal. Les phrases sont prononcées très rapidement, spasmodiquement et d’une voix de plus en plus faible. Ce phénomène est parfois accompagné de palilalie ou répétition involontaire d’un mot, d’un son ou d’une phrase avec des troubles de l’articulation.
« Je disais que fils, Antoine, parlait bouillie, tellement il parlait vite. Il donnait vraiment la sensation d’en avoir plein la bouche » Une hyperactivité, des déficits de l’attention, des difficultés à la lecture et à l’écriture et enfin une méconnaissance du trouble, sont fréquemment rencontrés chez les sujets tachyphémiques.
A cela s’ajoute des déficits importants dans les domaines impliquant la mémoire à court terme, ainsi qu’un fréquent manque de mot, l’utilisation de phrases inadéquates avec une expression maladroite. On note une simplicité de la structure syntaxique utilisée (mot, phrases, sujet et verbe), une difficulté d’utilisation des morphènes grammaticaux ainsi que des articles définis et indéfinis et des différents pronoms. Très souvent, il existe une atteinte de la réalisation praxique bucco-phonatoire (capacité d’imitation et réalisation de geste comme siffler, souffler,…). On note une difficulté des épreuves de motricité linguale et de maîtrise des mouvements labiaux. Un bégaiement est possible. Quels qu’ils soient ces troubles sont à corriger par des séances d’orthophonie tout au long de la vie (au-delà de l’âge de 20 ans en thérapie d’entretien) A’âge adulte, en dehors de persévérations verbales, le sujet atteint de l’X fragile, acquiert un meilleur niveau verbal que dans les autres déficiences intellectuelles. Cependant, sans stimulations et/ sans entretien de ses capacités, il pourra régresser. Il est donc important de corriger les troubles du langage, si nécessaire par des séances d’ortho^phonie quelque soit l’âge (qu’il ait 20 ou 60 ans et plus) Pour aller plus loin : Cas clinisque de Rodolphe orthophonie 20092008 Une orthophoniste en stage en Belgique 20092008 Orthophonie, propositions d'activités 20092008